La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

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samedi 28 février 2015

Bilan du mois — Février 2015


Bonjour bonjour ! Voici mon bilan pour ce mois de Février, que je n'ai décidément pas vu passer...
J'ai eu beaucoup de travail, et je n'ai donc pas beaucoup lu dans la première moitié du mois, mais les vacances m'ont permis d'avoir plus de temps pour lire... J'ai donc lu 8 livres, ce qui est un bon score... Au programme, un coup de cœur, une déception, trois excellentes lectures, deux romans touchants, une relecture fort sympathique et un concours ! 

Pour lire mes chroniques, cliquez sur les couvertures des romans !

Le coup de cœur du mois... 
*roulements de tambour*
Since you've been gone de Morgan Matson : un coup de cœur magistral, des personnages uniques auxquels je pense encore, une histoire passionnante et rafraîchissante... Que demander de plus ?

J'ai adoré...
New Victoria de Lia Habel : un mélange de genres absolument unique ! J'ai été totalement convaincue par ce roman ! 
In the After de Demitria Lunetta : pas loin du coup de cœur pour ce roman de post-apocalyptique incroyablement addictif, porté par deux héroïnes plus qu'attachantes.

L'Ogre au Pull Rose Griotte de Marion Brunet : un roman jeunesse hilarant que je recommande vivement !

J'ai beaucoup aimé...

Vous parler de ça de Laurie Halse Anderson : une narratrice attachante, une histoire poignante et de très beaux messages... Un pari réussi ! 

Au bout du rêve de Sarah Dessen : encore un livre touchant au thème dur... J'ai beaucoup aimé cette lecture !

J'ai bien aimé...

Les Menteuses, l'intégrale tome 1 de Sara Shepard : une relecture... Une histoire toujours aussi addictive ! (chronique à venir très prochainement)

La déception du mois – mais j'ai tout de même plutôt aimé...

Frozen de Melissa de la Cruz et Michael Johnston : trop de longueurs, des personnages peu convaincants et trop de questions qui restent en suspens... La fin, riche en rebondissements et passionnante, sauve le livre.

Bon mois de mars à tous !
— Capucine

jeudi 26 février 2015

Frozen de Melissa de la Cruz et Michael Johnston — Chronique n°75

"Savez vous pourquoi on nous a bannis ? Pourquoi nous sommes pourchassés et tués, ou enfermés en prison ? Pourquoi ils répandent des mensonges à propos de notre peuple ? Parce que leur monde est détraqué, leur monde s'achève, et qu'ils nous craignent, ils redoutent ce qui vient."

Titre : Frozen (Heart of Dread #1)
Auteurs : Melissa de la Cruz et Michael Johnston
Genre : Fantastique | Post-apocalyptique
Éditions : Albin Michel (collection Wiz)
Nombre de pages : 405
Résumé : La couverture de Nat est grillée. Bientôt, tout le monde saura qu’elle fait partie des «marqués». Le casino, où elle officie comme croupière, va découvrir qu’elle a volé des jetons… Sans aucun scrupule, elle fait accuser quelqu’un d’autre à sa place : un dénommé Wes, joli garçon mais arrogant. Nat, elle, a déjà détourné le regard : elle a assez d’argent pour quitter cet infâme New Vegas plongé dans l’ère glaciaire, et rejoindre le Bleu, là où l’air est pur et la mer azur. Là où des renégats comme elle peuvent vivre en paix. Il suffit juste de payer grassement un mercenaire. Mais le passeur, ô surprise, n’est autre que Wes… Après tout, se dit Wes pas rancunier, un voyage dangereux en compagnie d’une jolie fille ne se refuse pas.

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J'avoue, si j'ai acheté Frozen, c'est surtout à cause de sa couverture, qui est, il faut l'avouer, splendide. Et puis, Melissa de la Cruz, ce n'est pas n'importe qui. Bref, tout ça pour dire que je me suis laissé tenter. Si certains points m'ont vraiment déçue, Frozen reste globalement une lecture plutôt agréable.

Nous nous retrouvons donc à New Vegas, une des seules villes encore à peu près vivable des États-Unis. Les casinos sont toujours les moteurs de l'économie de la ville. Nat, 16 ans, est croupière dans l'un de ces établissements, et on comprend rapidement que sa situation est... irrégulière. Elle empêche un certain Wes de voler des jetons de grande valeur, puis finit par les dérober elle-même, afin de payer sa traversée vers le Bleu, une sorte de paradis terrestre que personne n'a jamais réussi à atteindre. Mais Nat est Marquée, et donc fugitive. Elle n'a pas le choix. Elle doit partir.

Ce qui m'a manqué dans les premières parties, ce sont les bases. Normalement, dans un roman dystopique ou post-apocalyptique, on a droit à un historique des événements qui ont conduit à ce que le monde soit dans cet état-là. Dans Frozen, on n'a que très peu d'éléments. Tenez, je vais vous faire partager quelques-unes de mes interrogations.

"Comment le monde est-il entré dans une nouvelle ère glaciaire ? Quels ont été les facteurs déclencheurs ? Pourquoi l'espérance de vie ne dépasse-t-elle plus la trentaine ? À cause de quel virus ? Pourquoi les Marqués sont-ils persécutés ? Quels sont les pouvoirs des différents Marqués ? Comment a-t-on appris l'existence du Bleu, ce monde épargné par la glace et la pollution (je m'arrête là pour vous épargner, dans ma grande mansuétude) ?"
Autant de questions qui restent en suspens...

Ensuite, les personnages ne m'ont pas vraiment convaincue, du moins au début... Ils m'ont paru sans profondeur, assez butés, aux personnalités peu travaillées. Heureusement, une fois la (difficile) première moitié passée, ils deviennent plus intéressants et j'ai réussi à apprécier Nat, Wes, Liannan et surtout Shakes.

Et puis, on nous explique qu'ils ont tous environ 16 ans. On nous explique aussi que Wes, 16 ans, a un lourd passé, a exercé des années en tant que mercenaire, a de très nombreuses relations, a fait une carrière militaire, est réputé dans son milieu... OK, l'espérance de vie est très réduite, et la maturité des personnages doit être très différente de la nôtre au même âge... Mais je suis désolée, à moins que Wes n'ait commencé à travailler à l'âge de 3 ans, cela me paraît quelque peu... improbable. Pas impossible, mais improbable.
Oui, je suis du genre à chipoter sur les détails. 

Je me suis ennuyée dans la première moitié du roman, j'ai d'ailleurs mis Frozen de côté pendant une semaine. Pourquoi un tel blocage ? Je crois que je n'ai tout simplement pas accroché au style d'écriture. On a parfois droit à des descriptions très (trop) développées, pendant que certains éléments de l'intrigue intéressants sont survolés ! 

Globalement, j'ai quand même une impression d'inachevé. Il y avait beaucoup de potentiel dans Frozen, grâce à son histoire bien imaginée qui utilise plusieurs genres : le post-apocalyptique, le fantastique, voire la dystopie... Et que ce soit au niveau des personnages, de l'écriture ou de la façon dont l'intrigue est menée, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose.

Mais il y a aussi des points positifs ! Je suis loin d'avoir détesté ce roman...
Je vous ai dit que j'ai eu du mal à avancer dans ma lecture, mais une fois cette fameuse première moitié dépassée, je n'ai pas réussi à poser mon livre ! 

La majeure partie du roman est un road/sea-trip. C'est un choix intéressant, les décors changent en permanence et contribuent à l'intérêt du lecteur, il y a régulièrement de nouveaux personnages... Il y a beaucoup de scènes d'action, mais finalement, cela ne m'a pas dérangée.

La cinquième partie – la dernière – est à mes yeux la plus réussie : le rythme s'accélère brusquement, il y a des révélations ou des coups de théâtre pratiquement à chaque chapitre, et la fin me donne bien envie de lire la suite !

En bref, il est vrai que je n'ai pas accroché à la première moitié de Frozen et que certains éléments m'ont déçue, mais j'ai tout de même bien aimé ce roman. L'histoire a beaucoup de potentiel à développer par la suite, la seconde moitié est vraiment addictive, les personnages s'affirment peu à peu... Je lirai donc sans aucun doute la suite !

Note attribuée : 6/10

mardi 24 février 2015

Vous parler de ça de Laurie Halse Anderson — Chronique n°74

"Il m'arrive parfois de considérer le lycée comme une longue période de bizutage : si vous êtes assez solide pour survivre à ça, on vous donne la permission de devenir adulte. J'espère que le jeu en vaut la chandelle."

"Je sais que j'ai l'esprit en vrac. Je veux partir, déménager, me téléporter dans une autre galaxie. Je veux tout raconter, rejeter la culpabilité, la faute et la colère sur quelqu'un d'autre. Il y a une bête dans mon ventre, je l'entends gratter sous mes côtes. En admettant que je réussisse à me débarrasser du souvenir, cette bête restera avec moi et continuera à me souiller."

Titre : Vous parler de ça
Auteure : Laurie Halse Anderson
Genre : YA | Contemporain
Éditions : La Belle Colère
Nombre de pages : 299
Résumé : Melinda Sordino ne trouve plus les mots. Ou plus exactement, ils s'étranglent avant d'atteindre ses lèvres. Sa gorge se visse dans l'étau d'un secret et il ne lui reste que ces pages pour vous parler de ça. Se coupant du monde, elle se voit repoussée progressivement par les élèves, les professeurs, ses amis, et même ses parents Elle fait l'expérience intime de la plus grande des injustices : devenir un paria parce que ceux dont elle aurait tant besoin pensent que le mal-être, c'est trop compliqué, contagieux, pas fun. Melinda va livrer une longue et courageuse bataille, contre la peur, le rejet, contre elle-même et le monstre qui rôde dans les couloirs du lycée.

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Je suis tombée par hasard sur ce livre en librairie, en vacances – je sais, je passe beaucoup de temps en librairie. Sa couverture en carton m'avait beaucoup intriguée, de même que son titre de "best-seller aux États-Unis". Le soir même, j'ai lu l'avis très enthousiaste de Dune (sa chronique) du blog Freedom, Dreams & Books. Dès le lendemain, j'ai couru à la librairie et me suis empressée de l'acheter... Il ne s'agit pas du coup de cœur que j'attendais, mais Vous parler de ça reste une très belle lecture.

L'histoire s'étale sur une année scolaire, et commence donc logiquement à la rentrée. Melinda rentre en Seconde, et appréhende beaucoup ce retour au lycée. Elle ressent un profond mal-être, et ses amies ne lui parlent plus. Elle évoque parfois ça, sans jamais le nommer, sans expliquer ce traumatisme qui la détruit petit à petit. Tout au long du livre, on suit sa dégradation, sa solitude de plus en plus prononcée, sans en connaître la cause...

Le livre est composé de très courts chapitres qui sont des scènes du quotidien de Melinda, à propos de ses professeurs, de son lycée, de sa famille ou de ses amis. S'il y a bien quelques longueurs dans la première partie, j'ai bien aimé cette présentation, qui me poussait à lire encore un chapitre, et encore un, et un autre...

Melinda est un personnage extrêmement touchant. Ce qu'elle traverse est épouvantable, elle est rejetée par tous ceux à qui elle tient, voit ses notes dégringoler et s'enferme progressivement dans le mutisme. Je me suis beaucoup attachée à elle, souhaitant tout au long du livre qu'elle parvienne à se sortir de son mal-être, frémissant devant chacune des injustices qu'elle subit. On se sent terriblement impuissant, on ne peut pas s'empêcher de se mettre à la place de Melinda. J'adore me sentir impliquée dans un roman, et ça a vraiment été le cas ici.

Vous parler de ça aborde des sujets révoltants, presque tabous, comme le harcèlement scolaire, la solitude, le viol, mais toujours avec finesse. Il ne peut pas laisser ses lecteurs indifférents, et je pense que c'est pour cela qu'il a connu un tel succès aux États-Unis – là-bas, il est sorti en 1999, et il s'agit d'un "presque classique" (la traduction française a... pris son temps). Dire qu'il s'agit d'un premier roman !

J'ai beaucoup aimé les quelques réflexions sur l'art qu'on peut trouver dans ce roman, à travers les cours de M. Freeman, professeur d'arts plastiques, qui va jouer un rôle crucial dans la "renaissance" de Melinda. C'est le personnage le plus intéressant après Melinda. 
En fait, j'avoue que la plupart du temps, j'avais surtout envie d'égorger le reste des personnages secondaires, en particulier les "amies" de Melinda qui la rejettent parce qu'elles n'ont pas le courage de la soutenir. Non, je ne suis pas violente. Juste émotive.

La fin m'a un peu déçue, peut-être un peu fade comparée au reste du livre, qui lui est d'une intensité rare. Bien sûr, c'est une belle fin, peut-être un peu "américaine", mais je suis restée un peu sur ma faim – désolée pour le jeu de mots pitoyable, je n'ai pas pu m'en empêcher. Pardon.

En bref, un roman parfois dur, mais plein d'espoir, avec des passages poignants, porté par une héroïne inoubliable. Vous parler de ça m'a beaucoup touchée, j'ai continué à y penser des jours durant, et j'ai eu beaucoup de mal à en écrire la chronique. Une histoire dont on se souvient longtemps.
Note attribuée : 8/10

samedi 21 février 2015

L'Ogre au Pull Rose Griotte de Marion Brunet — Chronique n°73


Titre : L'Ogre au Pull Rose Griotte
Auteure : Marion Brunet
Illustré par : Till Charlier
Genre : Jeunesse
Éditions : Sarbacane (collection Pépix)
Nombre de pages : 189
Résumé : Écoute ça, lecteur !
Après s'être échappés de leur foyer d'enfants, Abdou et Yoan accompagnent leur amie "La Boule" pour une escapade nocturne aux côtés du terrible OGRE AU PULL... rose griotte.
Direction : la forêt.
Avec des loups ! Et des sorcières !
Et le frère de l'ogre, et ses copains ogres motards !
Et des animaux. Et de la magie.
Et...

Bref, lis cette histoire.
TU VAS ADORER !


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Un grand merci aux éditions Sarbacane et en particulier à Juliette pour cet envoi qui m'a ravie !

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Je connaissais Marion Brunet pour ses deux (excellents) romans parus dans la collection Exprim' : Frangine (ma chronique) et La Gueule du Loup (ma chronique) qui m'avaient marquée et beaucoup touchée. Je savais qu'elle avait également écrit L'Ogre au Pull Vert Moutarde, mais je ne l'avais pas lu. Quand j'ai appris la parution du second tome de L'Ogre, qui ne nécessite pas d'avoir lu le tome précédent, je l'ai tout de suite demandé, et j'ai vraiment bien fait !

On retrouve donc les trois héros du premier tome, Abdou, Yoan et Linda, qui  vivent toujours dans leur foyer – ou alors on les découvre, si on est un retardataire comme moi
Dans le premier roman, ils avaient rencontré un nouveau gardien plutôt particulier qui s'était avéré être un ogre mangeur d'enfants... Après maintes péripéties, les trois comparses avaient convaincu l'Ogre de devenir végétarien et de quitter son emploi – mais ils n'avaient pas réussi à lui faire abandonner l'affreux pull vert moutarde dont il était toujours affublé.
Dans cette suite, la Boule – pardon, Linda – exige d'Abdou et de Yoan qu'ils l'aident à retrouver l'Ogre, pour qu'il l'aide à se "débarrasser" de son affreux beau-père. Les deux garçons acceptent, sans savoir dans quelle aventure ils s'embarquent... ni qui ils vont avoir l'occasion de rencontrer !

Sincèrement, je ne m'attendais pas à être autant prise par un roman jeunesse. J'ai commencé à lire les premières lignes de ce livre le soir même où je l'ai reçu, puis les premières pages, et sans que je ne m'en rende compte, j'avais dépassé le tiers du roman... J'étais donc obligée de le terminer, mes exercices de maths pouvaient bien attendre.

Vous savez peut-être que j'adore la plume de Marion Brunet – je crois d'ailleurs que je m'étale assez longuement sur ce sujet dans mes chroniques de Frangine et de La Gueule du Loup. Je l'ai tout autant aimée dans ce livre-ci, pour sa fluidité, son élégance, et son langage familier parfaitement dosé. 

Surtout, ce livre m'a beaucoup fait rire. J'ai adoré les petits commentaires, notes en bas de page et autres remarques du narrateur... ainsi que les "bonus" qui sont un vrai plus !
Mais L'Ogre au Pull Rose Griotte n'est seulement un livre drôle, il va au-delà. Il aborde des sujets parfois durs, mais toujours avec justesse, par exemple avec les enfants placés en foyer. Sous ses airs d'histoire loufoque, ce roman permet aussi de faire réfléchir ses lecteurs, et contient de jolis messages sur l'amitié ou la famille, entre autres.

J'ai également beaucoup apprécié l'univers fantastique très présent dans l'histoire, ce qui inclut les ogres, la forêt magique, les sorcières et les maléfices qui tournent mal... Des éléments qui ajoutent encore un peu d'originalité et de magie à cette intrigue !

Pour terminer, un petit mot sur l'objet-livre. J'adore les livres de la collection Pépix, avec leurs belles illustrations, leurs rabats, même la qualité du papier... mais je m'égare. J'ai donc trouvé l'objet-livre beau, avec une couverture vraiment attrayante !

En bref, un livre tout simplement génial, hilarant et décoiffant, à mettre dans toutes les petites mains (et les plus grandes aussi) !  Une très belle découverte ! 

Note attribuée : 9/10

mardi 17 février 2015

Since you've been gone de Morgan Matson — Chronique n°72

Bon, j'ai envie de vous citer le livre dans son intégralité, mais bizarrement, je ne m'en sens pas le courage. Je me contente de ces trois citations :

“I don’t think you have to do something so big to be brave. And it’s the little things that are harder anyway.”

“Real friends are the ones you can count on no matter what.
The ones who go into the forest to find you and bring you home.
And real friends never have to tell you that they’re your friends.”

"In a well-ordoned universe..." 

Titre : Since you've been gone
Auteure : Morgan Matson
Genre : Realistic Fiction | Romance
Éditions : Simon & Schuster 
Résumé : The Pre-Sloane Emily didn't go to parties, she barely talked to guys, she didn't do anything crazy. Enter Sloane, social tornado and the best kind of best friend—the one who yanks you out of your shell. 



But right before what should have been an epic summer, Sloane just… disappears. No note. No calls. No texts. No Sloane. There’s just a random to-do list. On it, thirteen Sloane-selected-definitely-bizarre-tasks that Emily would never try… unless they could lead back to her best friend.

Apple Picking at Night ? Okay, easy enough.

Dance until Dawn ? Sure. Why not?


Kiss a Stranger ? Um...





Go Skinny Dipping ? Wait... what ?

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Avant de rencontrer Sloane, Emily n'allait à aucune fête, parlait rarement aux garçons, ne faisait rien d'excitant. Et Sloane entra dans sa vie, comme une tornade sociale, la meilleure amie possible – celle qui te fait sortir de ta coquille.

Mais juste avant ce qui s'annonçait comme un été exceptionnel, Sloane... disparaît. Aucun mot. Aucun appel. Aucun SMS. Aucune trace de Sloane. Juste une to-do list étrange. Sur cette liste, treize défis vraiment bizarres lancés par Sloane, qu'Emily ne ferait jamais en temps normal... à moins qu'ils ne puissent la ramener à sa meilleure amie.

Cueillir des pommes en pleine nuit ? OK, facile.
Danser jusqu'à l'aube ? Bien sûr. Pourquoi pas ?
Embrasser un étranger ? Hum...
Prendre un bain de minuit nue ? Attendez... quoi ?

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Je voyais ce livre partout. Et puis il y avait Échos de Mots qui en avait pratiquement fait sa religion (allez voir sa chronique, vous comprendrez). J'étais obligée de le lire, aussi je l'ai mis en tête de ma liste de Noël. Ma tante adorée me l'a offert (je la remercie encore ☺). Et je l'ai lu.
Et qu'est-ce que j'ai bien fait.

J'avoue que j'ai eu peur de ne pas aimer, du moins au début. Les chapitres sont très longs, il y a beaucoup de descriptions... Mais surtout, Emily, l'héroïne, pense beaucoup. Si bien que les dialogues sont entrecoupés de paragraphes entiers de pensées d'Emily. Et on s'y perd un peu, parce qu'après une page de divagations, on a légèrement oublié ce que venait de dire le personnage. Mais je vous rassure – car je sens que vous étiez très inquiets –, cette tendance disparaît progressivement une fois qu'on a dépassé les premiers chapitres.

J'ai adoré les personnages, qui m'ont semblé exceptionnels. En fait, ils n'ont rien d'exceptionnel à première vue : la fille timide qui vit dans l'ombre de sa meilleure amie, le garçon populaire et sportif... Et on ne réalise leur exceptionnalité – oui, j'invente des mots, parce que c'est mon blog, donc j'invente tous les mots que je veux – qu'en avançant dans le roman ! 

Emily m'a immensément plu... Comme je viens de le dire un peu confusément, elle a vraiment l'air ordinaire dans les premières pages, mais au fur et à mesure de l'intrigue, elle évolue profondément, acquiert une vraie personnalité, et devient capable de faire des choix sans Sloane... Grâce aux défis plus ou moins loufoques lancés par cette dernière.

Sloane, la meilleure amie disparue d'Emily, est un personnage étonnamment présent dans le livre. En effet, on a régulièrement droit à des flashs-back qui nous permettent de faire connaissance avec cette fille unique, et d'avoir des précisions sur son amitié avec Emily. J'ai beaucoup aimé ces passages, qui étaient à mes yeux vraiment utiles et intéressants... et j'ai adoré Sloane ! 

L'intrigue du roman se déroule pendant l'été, comme vous l'aurez sûrement compris, mais il y a toujours des personnes comme moi pour le lire en plein hiver. Il s'est avéré que j'ai adoré lire ce livre à cette saison, parce qu'il me donnait vraiment l'impression d'être en plein été ! Cette histoire, c'est une énorme bouffée de fraîcheur : l'histoire est belle, la romance juste, prévisible mais pas immédiate, les personnages terriblement attachants...
L'histoire en elle-même est très agréable, elle m'a fait rire, m'a émue, m'a touchée...

Pour l'instant, il n'est pas prévu que ce roman sorte en français. Mais sincèrement, ne renoncez pas à cette magnifique histoire simplement à cause de la langue : le niveau d'anglais m'a paru vraiment abordable, pour peu que vous ayez trois ou quatre années d'anglais derrière vous... 

Et si je n'ai toujours pas réussi à vous convaincre de lire ce roman, je rajouterai juste un commentaire à propos de la couverture... L'objet-livre est à tomber par terre : le hardback est sublime, mais même le paperback est magnifique ! Alors franchement, lisez-le.

En bref, un livre merveilleux portés par des personnages uniques, qui m'a laissé le sourire aux lèvres... je vous en supplie, lisez-le.

Note attribuée : je suppose qu'il n'y a pas beaucoup de suspense... Il s'agit d'un coup de cœur magistral, un 10/10 évident, une lecture qui m'a enchantée ! 

vendredi 13 février 2015

In the After de Demitria Lunetta — Chronique n°71

"Ne savait-il pas qu'il y aurait toujours quelqu'un, dans ce monde, pour détruire ce qui est bon ?"


Titre ; In the After
Auteure : Demitria Lunetta 
Genre : Post-Apocalyptique | Science-fiction | Dystopie
Éditions : Lumen
Résumé : Amy est devant sa télévision quand le pire se produit, quand ILS attaquent. New York, Paris, Tokyo… Des créatures sans pitié déferlent, et dévorent les humains. Personne ne sait d’où ils viennent mais une chose est sûre : la population de la planète décroît dramatiquement en quelques jours à peine. À l’abri de la grille électrifiée de sa maison, Amy parvient à leur échapper… mais pour combien de temps ?




Elle qui a perdu tous les siens parvient tout de même à recueillir Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu aux crocs acérés des nouveaux maîtres du monde. Trois ans qu’elles survivent en autarcie, quand d’autres survivants commencent à se manifester. Elles pensent que leur enfer est terminé… mais il ne fait que commencer !


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Ce livre est... une drogue dure. Une fois que vous l'avez commencé, vous n'avez pas d'autre choix que de le terminer. Votre vie en dépend. Il vous est physiquement impossible de reposer ce roman pour vous livrer à des occupations vaines et stériles telles que faire vos devoirs. Vous êtes happés par l'histoire. 
J'ai commencé In the After un morne dimanche après-midi. Je l'avais fini en rentrant des cours le lundi soir. Autant dire que je l'ai vécu intensément. 

In the After et moi, ça partait déjà très bien. Je n'ai lu que des avis enchantés, j'ai tout de suite été conquise par la couverture, et tout au long de ma lecture, je n'ai cessé de repasser avec un air béat les lettres en relief de la couverture. 
Et puis, il y avait le thème. Comme vous commencez à le savoir, je suis une adoratrice du post-apocalyptique, de la science-fiction en général, ainsi que de la dystopie. Coup de chance : ce livre réunit ces trois genres !

Et comme prévu, je n'ai pas été déçue. Le roman est divisé en trois parties, et j'ai eu un gigantesque coup de cœur pour la première d'entre elles, qui est tout ce que je préfère dans le post-apocalyptique. L'historique de la fin du monde, les techniques de survie, les envahisseurs cannibales venus de l'espace... Je n'en ai fait qu'une bouchée – façon de parler. La tension est à son comble dès les premières pages, le rythme effréné... Un début vraiment réussi ! 

La deuxième et la troisième partie m'ont aussi beaucoup plu, mais légèrement moins que le début. Je m'explique : il y a de très nombreux passages en italique – le genre flash-back, vous voyez ? – dès la fin de la première partie. On a déjà beaucoup de mal à déterminer s'il s'agit d'événements passés, d'un rêve ou du futur, et rapidement ces passages plus obscurs dont on ignore les circonstances occupent une page sur deux... C'est assez déstabilisant, et j'ai parfois un peu perdu le fil de l'histoire...
Mais en ce qui concerne la "véritable" histoire de ces deux dernières parties, j'ai été très satisfaite : on découvre un univers qui se révèle progressivement dystopique, avec une foule de nouveaux personnages, et vers la fin, beaucoup, beaucoup d'action.

Autre point sur lequel j'ai été un peu moins enthousiaste : la romance. Elle est assez évidente, franchement expéditive, et j'espère qu'elle aura un rôle un peu plus important par la suite.

Pour ce qui est des personnages, Baby, alias la Petite Fille La Plus Adorable de cette Planète, m'a fait immédiatement fait fondre. Quant à Amy, l'Héroïne La Plus Courageuse Admirable Sympathique et Intelligente de cet Univers, je l'ai plus qu'adorée. Elles entrent sans aucun doute dans mon palmarès des meilleures héroïnes de littérature YA.

Vous avez peut-être l'impression que j'insiste sur les points négatifs, mais retenez surtout que j'ai adoré ce roman, cette histoire, cet univers, ce rythme, cette écriture si fluide et si addictive, cette action, ce suspense, ces personnages... Si vous ne l'avez pas encore découvert, je n'ai qu'une chose à vous dire : foncez ! Il s'agit de ma publication préférée des éditions Lumen ! 

En bref, si vous ne savez pas quoi faire en un morne dimanche après-midi, écoutez-moi. J'ai un conseil à vous donner. Procurez-vous In the After. Et commencez à le lire. Vous n'allez pas voir le temps passer. Ne me remerciez pas, c'est tout naturel. Un roman haletant, un superbe exemple de post-apocalyptique qui vous fera frissonner et vous passionnera !

Note attribuée : 9,5/10 : il me manquait quelque chose pour qu'il s'agisse d'un coup de cœur, mais ce livre reste une lecture... excellentissime !

lundi 9 février 2015

C'est Lundi que lisez-vous ? [8]



C'est Lundi, que lisez-vous ?



Rendez-vous créé par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, what are you reading ? de One Person's Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait sur le blog de Galleane

Pour voir les chroniques des livres lus la semaine dernière, cliquez sur les couvertures !

Ce que j'ai lu la semaine dernière...

Écrasée de travail, j'ai quand même réussi à lire deux (très bons) livres cette semaine :
New Victoria de Lia Habel : vraiment pas loin du coup de cœur pour cette découverte unique !
Au bout du rêve de Sarah Dessen : un roman très émouvant qui m'a beaucoup touchée...

Ce que je lis en ce moment...
Since you've been gone de Morgan Matson : il me reste encore quelques pages à lire, mais je pense pouvoir dire qu'il s'agit d'un coup de cœur !
In the After de Demitria Lunetta : j'adore cette ambiance, cet univers, ces héroïnes... J'en suis presque à la moitié !

Ce que je lirai ensuite...
L'ogre au pull rose griotte de Marion Brunet : un SP des Éditions Sarbacane, écrit par une auteure que j'adore ! 
Frozen de Melissa de la Cruz et Michael Johnston : une couverture somptueuse qui me pousse à commencer ce roman le plus vite possible ! 

Nos Faces Cachées d'Amy Harmon : je crois que j'ai rarement autant vu un roman, que ce soit sur les réseaux sociaux, sur les blogs... Je me dois de le lire ! 

dimanche 8 février 2015

Concours ! [1]

Bonjour à tous !

Comme vous le voyez, j'organise aujourd'hui mon premier concours – un petit concours, mais un concours tout de même.
Il est organisé à l'occasion de... rien en particulier, en fait. 
J'ai en effet réalisé que je possédais Les Fragmentés de Neal Sushterman en deux exemplaires... je vous propose donc de remporter l'un d'entre eux, neuf, en format poche.

Une petite photo pour voir son état :
Pour participer...

– Aimez la page Facebook du blog : par ici !
– Indiquez-moi votre participation par commentaire, en me donnant votre pseudo (sous lequel vous serez annoncé si vous gagnez), et listez-moi vos chances supplémentaires, si vous en avez ! 

Chances supplémentaires
+ 1 chance pour les membres du blog 
+ 1 chance si vous avez partagé le lien du concours sur Facebook (donnez-moi le lien en commentaire !)
+ 1 chance si votre petit nom m'est familier

Petites précisions
– Je ne serai pas responsable en cas de retard, dommages ou pertes.
– Une seule participation par personne.
– Concours ouvert à la France métropolitaine. 
– Je ne demanderai son e-mail et son adresse qu'au gagnant. 
– Le gagnant sera désigné par tirage au sort, que je ferai sans doute à la main si j'en trouve le temps (ma petite sœur sera la main innocente), sinon par logiciel.

J'annoncerai les résultats sur le blog et sur la page Facebook d'ici deux semaines, le 23 Février (les participations sont donc admises dès aujourd'hui, 8 Février, jusqu'au 22 Février, 23 heures 59). 

Et voilà pour ce premier concours, en espérant qu'il vous plaira !
À bientôt,
– Capucine

Au bout du rêve de Sarah Dessen — Chronique n°70

"Je savais que je disparaîtrais bientôt et qu'on le remarquerait d'autant moins que personne ne me remarquait même quand j'étais là."

"C’est une sacrée pression d’être parfaite, tu ne crois pas ?"


Titre : Au bout du rêve
Auteure : Sarah Dessen
Genre : Realistic Fiction | Romance
Éditions : PKJ
Nombre de pages : 348
Résumé : Matthew Biscoe, avec ses yeux verts et ses longues dreads brunes... c'est le prince charmant. Catlin en est sûre. Depuis qu'elle sort avec lui, elle tient le premier rôle, comme dans un rêve. Matthew est vraiment différent : Catlin découvre un univers hors-norme, qui lui permet d'oublier tout le reste. Sa sœur disparue, sa mère taciturne, sa vie terne. 
Alors, comment faire marche arrière quand leur relation devient plus difficile à vivre que "tout le reste" ?

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J'ai déjà eu l'occasion de lire un livre de Sarah Dessen avant Au bout du rêve, Quelqu'un comme toi, et j'en garde un très bon souvenir. Lorsqu'on me l'a offert, j'ai tout d'abord pensé qu'il s'agissait d'une romance assez "basique", mais on m'a raconté la véritable histoire... Du coup, je partais sans l'effet de surprise, mais ce n'était pas le plus important ! 

Catlin a toujours vécu dans l'ombre de sa grande sœur, Cass, élève modèle, sportive, populaire...  Mais le matin du seizième anniversaire de Catlin, Cass disparaît. Alors qu'elle s'efforce de faire la fierté de ses parents, Catlin rencontre Matthew...

Je me suis vraiment sentie impliquée et concernée par l'histoire, et c'est sans doute ce que j'ai préféré dans ce livre. En effet, il m'arrive parfois de me sentir extérieure à l'histoire d'un livre, de ne ressentir absolument rien à l'égard des personnages... Ça n'a absolument pas été le cas ici, je me sentais très proche de Catlin, j'avais peur pour elle, j'avais envie de la secouer par le bras en lui disant : "Noooon, ne fais pas ça !".


Parlons un peu des personnages à présent. Comme vous l'aurez compris, j'ai beaucoup apprécié Catlin, et j'ai été encore plus touchée par sa mère, qui s'efforce souvent maladroitement d'être une mère parfaite et de rendre sa famille tout aussi parfaite malgré le traumatisme qu'a provoqué le départ de Cass.
Cass, qui n'apparaît pas du livre, est pourtant un personnage omniprésent dans les pensées de Catlin qui ne cesse de l'évoquer. Grâce à cela, on a presque l'impression de la connaître, mais je dois avouer qu'elle m'a légèrement agacée. 
On a une jolie fresque de personnages secondaires qui apportent chacun quelque chose à l'histoire : Boo, Stewart, Corinna, Rina... 
Et pour ce qui est de Matthew... je l'ai détesté au premier coup d'œil — enfin, façon de parler, à sa première description plutôt –, il ne m'inspirait vraiment pas confiance. Et la suite du livre n'a fait que confirmer cette première impression – mais je n'en dis pas plus !

Quand à la romance, hormis le fait qu'elle est évidente, j'ai trouvé que tout était quand même extrêmement rapide. C'était sans doute voulu par l'auteur, mais quand même... Je veux dire, ils se rencontrent, et s'embrassent passionnément deux heures plus tard. Bon. Mais sortir ensemble le lendemain en s'abreuvant de "je t'aime", et ne plus passer une soirée sans faire une sortie ensemble ? C'est quand même très accéléré. Non ? 

Les chapitres sont longs, voire très longs. Je pense que pour certains, le début du livre peut être plus difficile à lire, mais une fois arrivé à la moitié ou aux deux-tiers, il est brusquement impossible de refermer le livre... à moins d'être sérieusement masochiste. Le rythme tout d'abord très lent devient effréné, l'action s'intensifie, et on voit le dénouement tragique se rapprocher...
Pour tout vous dire, je l'ai commencé un après-midi, l'ai continué le soir jusqu'à ce que mes yeux se ferment tous seuls, et le lendemain matin, je me suis précipitée dessus pour le terminer.

La fin m'a semblé quasi-parfaite, comme une sorte d'accomplissement. Pour moi, c'était la meilleure manière de terminer cette histoire...

Les thèmes abordés par ce livre sont, comme je le disais plus haut, très sombres... Au bout du rêve est un livre poignant, parfois dur, avec des réflexions de la part de Catlin qui m'ont beaucoup touchée. La spirale infernale qui se met en route dès la fugue de Cass m'a fascinée et terrifiée en même temps... Il s'agit d'une histoire très percutante, qui ne peut pas laisser indifférent. 
Tout cela pour dire qu'il ne s'agit pas exactement de la petite romance légère qu'on pourrait attendre, ce roman va bien au-delà. 

En bref, un roman qui laisse à réfléchir, dont le dernier tiers se lit d'une traite, et que j'ai beaucoup aimé malgré quelques petites longueurs et autres défauts moindres. Si vous aimez Sarah Dessen et ses romans, je vous conseille celui-ci ! 

Note attribuée : 8/10