La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

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lundi 29 février 2016

Bilan du mois [Février 2016]


Bonjour à tous !

J'ai rarement été aussi soulagée de voir un mois se terminer. Février incarnait en effet une terrible échéance pour la petite lycéenne minable que je suis, avec sa terrible épreuve des TPE. Maintenant, je me sens libre comme un petit oiseau, et j'entends bien profiter de la semaine de vacances qu'il me reste.

Coucou les zones A et B. Ça va, la reprise ?

Bref, ceci était ma vie.

Pour ce qui est du mois de mars, très rapidement, j'ai, disons, quelques petits... projets concernant le blog. Enfin, je ne vous en dis pas trop, vous verrez par vous-mêmes en temps voulu. Je suis sans doute en train de m'emballer.

Mais quelle fieffée cachotière je fais.

Enfin, trêve de bavardages, passons tout de suite à mon bilan purement littéraire du mois – à savoir huit livres !

Les coups de cœur du mois...
Red Rising tome 2 – Golden Son de Pierce Brown : le tome 1 était excellent, celui-ci l'est également. Tout simplement. L'histoire est sombre à souhait, addictive, complexe sans être compliquée, les personnages fascinants, la morale intelligente... Un roman exigeant mais qui vaut sans aucun doute le détour.
Ten Thousand Skies Above You de Claudia Gray — VO : Queeeel dommage que cette saga ne soit pas encore traduite en français ! En attendant, je ne peux que vous la recommander vivement si vous lisez en VO, pour découvrir cette atmosphère si particulière, éthérée, fantastique, cette plume si poétique, ces personnages si attachants... 

J'ai adoré...
Finding Audrey de Sophie Kinsella – VO : un roman à la fois grave et lumineux, poignant et réconfortant, touchant et drôle, dans lequel on découvre Sophie Kinsella dans un genre nouveau, le YA, avec un thème nouveau, les troubles mentaux... mais toujours avec son éternel humour, qui se marie étonnamment bien avec l'atmosphère du roman.
Levana de Marissa Meyer : le prequel de la saga des Chroniques Lunaires, des réécritures de conte à la sauce science-fiction, qui m'a enthousiasmée d'un bout à l'autre, et dont je me suis tout simplement délectée ! J'ai adoré découvrir la Grande Méchante de la saga, Levana donc, sous un jour nouveau, et je suis de plus en plus excitée à l'idée de découvrir la suite de cette tétralogie si particulière. 
Autant en emporte le vent tome 1 de Margaret Mitchell : j'ai commencé à relire cette trilogie, l'une de mes œuvres "classiques" préférées... et ces romans me plaisent toujours autant, si ce n'est plus. Je ne peux que vous engager à vous laisser tenter, on se laisse embarquer par l'histoire de Scarlett O'Hara et par la richesse de la reconstitution historique de la Guerre de Sécession avec une facilité surprenante !

J'ai beaucoup aimé...
Forget Tomorrow de Pintip Dunn : une dystopie au résumé accrocheur et à l'univers assez original, qui a su me convaincre – et m'a tenue en haleine toute une matinée. Étant donné que je commence vraiment à saturer du schéma classique des dystopies – oui, je sais, je continue tout de même à en lire, c'est plutôt paradoxal –, cela représente un petit exploit !

J'ai bien aimé...
Dans de Beaux Draps de Marie Colot : un roman intéressant qui traite avec efficacité le sujet du harcèlement, et que j'ai bien apprécié, malgré son aspect jeunesse. 

J'ai été déçue...
La Mer Infinie de Rick Yancey : je n'avais pas apprécié le premier tome outre-mesure, mais j'ai tout de même tenté de lire la suite. Mal m'en a pris, puisque je n'ai pas accroché du tout, et que je n'ai strictement rien compris au final, bien trop complexe pour mon cerveau de blonde basique. 

samedi 27 février 2016

Four de Veronica Roth — Chronique n°174


“Dead people can be our heroes because they cant disappoint us later; they only improve over time, as we forget more and more about them.” 

“I stopped allowing myself to dream, because it was more painful to long for things and never get them than to deal with whatever was in front of me.” 

“You’re the one who has to live whit your choice" she says. Everyone else will get over it, move on, no matter what you decide. But you never will.” 

Titre : Four 
Auteure : Veronica Roth
Genre : Dystopie | Post-Apocalyptique | Spin-off
Éditions : 
Nombre de pages : 208
Lu en : anglais
Résumé : Two years before Beatrice Prior made her choice, the sixteen-year-old son of Abnegation’s faction leader did the same. Tobias’s transfer to Dauntless is a chance to begin again. Here, he will not be called the name his parents gave him. Here, he will not let fear turn him into a cowering child.

Newly christened “Four,” he discovers during initiation that he will succeed in Dauntless. Initiation is only the beginning, though; Four must claim his place in the Dauntless hierarchy. His decisions will affect future initiates as well as uncover secrets that could threaten his own future—and the future of the entire faction system.

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Existe également en français

Titre : Quatre
Éditions : Nathan
Résumé : Lors de sa cérémonie du Choix, un jeune Altruiste se dresse contre sa famille et sa faction : il choisit de rejoindre les Audacieux. Il choisit de se libérer de son passé. Il choisit un nouveau destin, et devient Quatre.
Mais ce qu’il découvre chez les Audacieux peut mettre en péril son avenir, et celui de la société tout entière. Doit-il se dresser contre sa nouvelle faction ?
Et si Tris, cette novice qui ne ressemble à aucune autre, était la réponse à ses interrogations ?

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Cela fait près de deux mois que j'ai achevé ce recueil de quatre nouvelles, et pourtant je ne trouve le temps de vous en parler que maintenant. Honte à moi. 
Je serais incapable de vous expliquer pourquoi ce roman en particulier est passé à la trappe, d'autant plus que je l'ai beaucoup apprécié et que j'avais un certain nombre de choses à dire – comme toujours, me direz-vous, éternelle bavarde que je suis.
Rattrapons donc ce fâcheux retard, et chroniquons !

Four est donc...

Ha oui. Un petit point tout d'abord. 
Tant que je respirerai, le personnage de Tobias Eaton ne sera désigné sur ce blog que par son véritable pseudonyme. À savoir Four, un terme qui dégouline de classe et d'élégance. Et non pas "Quatre", un sobriquet franchouillard qui a tendance à me faire saigner furieusement les oreilles.
Bien. Reprenons.

Four est donc un recueil de quatre nouvelles à propos du merveilleux personnage qu'est Four – cela peut paraître logique, en effet – : Tne Transfer, The Initiate, The Son, The Traitor. Au premier abord, je n'étais pas très attirée par ce spin-off, qui m'apparaissait surtout comme un petit moyen de prolonger le succès et les bénéfices de la série. Et puis, j'ai relu le premier tome, et ce livre, que j'ai trouvé en VO par hasard dans une librairie, m'a particulièrement tentée. Je me suis lancée dedans sans trop d'attentes, pour en ressortir très satisfaite.

L'énorme point positif de ce roman est évidemment Four, qui se révèle encore plus parfaitement parfait que tout ce à quoi l'on s'attendait après Divergente. Au travers de ces quatre nouvelles qui reprennent respectivement son arrivée au sein des Audacieux, son initiation, le début de sa vie d'adulte, puis enfin les balbutiements de sa relation avec Tris, on découvre un personnage touchant, blessé, torturé, et surtout profondément humain. On ne peut s'empêcher de s'attacher à lui, de le soutenir, d'avoir le cœur serré en suivant son parcours. Mon affection pour le corps de dieu de Four pour Four m'a fait dévorer ce recueil avec gourmandise, en savourant chaque nouvelle avec plaisir. Certains passages avaient beau être un peu moins rythmés, cela ne m'a jamais dérangée. 
Il est vrai qu'il ne s'agit pas vraiment d'une œuvre exceptionnellement riche, l'intrigue ne vous bouleversera pas le cours de votre vie, mais personnellement, je l'ai tout de même beaucoup appréciée. Il est vrai que je l'ai lu à un moment où j'étais confrontée à un nombre particulier d'angoisses et autres joyeusetés, et où j'avais exactement besoin d'un roman comme celui-ci.

Pour conclure, je crois que je vais reprendre ma métaphore de la friandise – diantre, quelle belle métaphore –, qui me paraît assez représentative de Four. C'est en effet un roman qui se savoure en un rien de temps, que l'on découvre avec plaisir et qui nous laisse un arrière-goût très agréable en bouche, mais qui n'est pas non plus indispensable, ni d'une saveur exceptionnelle
Cela ne m'empêche pas de vous le recommander vivement si vous avez apprécié la saga ou ne serait-ce que le personnage. Il s'agit en effet d'une lecture très distrayante – et surtout très abordable en VO, une occasion rêvée pour débuter !

Note attribuée : 8/10

jeudi 25 février 2016

Ten Thousand Skies Above You de Claudia Gray — Chronique n°173


“Traveling through the worlds gives you perspective. It makes you value what you have.” 

“Ten thousand skies, and a million worlds, and it still wouldn’t be enough for me to share with you. Nothing less than forever will do.”
Titre : Firebird tome 2 – Ten Thousand Skies Above You
Auteure : Claudia Gray
Genre : Science-Fiction
Éditions : Harper Teen
Lu en : anglais
Nombre de pages : 426
Résumé :  Avertissement : le présent résumé comporte des spoilers modérés du premier tome, aussi je vous déconseille vivement de vous attarder dessus si vous n'avez pas au préalable lu le premier tome. Enfin, sauf si vous avez des pulsions masochistes irrépressibles. Et il n'y a pas de honte à en avoir.
En revanche, ma chronique est parfaitement exempte de spoilers, alors, jetez-vous dessus avec entrain !

Ten thousand worlds. Ten thousand enemies. One love.

Marguerite Caine has done the impossible, traveling to alternate dimensions with the Firebird—the brilliant invention of her parents, her boyfriend, Paul, and their friend Theo. But she has also caught the attention of enemies willing to kidnap, blackmail, and even kill to use the Firebird for themselves. 

When Paul’s soul is splintered into four pieces—pieces that are trapped within Pauls in other dimensions—Marguerite will do anything, and travel anywhere, to save him. But the price of his safe return is steep. If she doesn’t sabotage her parents in multiple universes, Paul will be lost forever.

Unwilling to sacrifice her family, Marguerite enlists the brilliant Theo to help. The two forge a plan to save Paul and the Firebird, but succeeding means outsmarting a genius and risking not only their lives but also the lives of their counterparts in every other dimension.

Their mission takes them to the most dangerous universes yet: a war-torn San Francisco, the criminal underworld of New York City, and a glittering Paris where another Marguerite hides a shocking secret. Each leap brings Marguerite closer to saving Paul—but her journey reveals dark truths that lead her to doubt the one constant she’s found between worlds: their love for each other. 

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Mais que j'aime cette saga. Ce n'est même plus de l'affection, c'est de l'adoration, de l'adulation. Ce second tome dépasse les records de perfection de son prédécesseur. Je n'en ai pas vu défiler les pages, je me suis complètement laissé aspirer par l'écriture et les idées si poétiques de l'auteur, par son héroïne si attachante, par son épopée homérique – oui, je vais loin. C'est volontaire.

Bon, tout d'abord, une récapitulation s'impose. Si toi, ô lecteur, tu ne connais pas la série A Thousand Pieces of You, sache tout d'abord que c'est mal, ensuite que tu te dois de la commencer. De façon immédiate.
Ensuite, tu vas contempler avec admiration et passion ces deux couvertures qui rivalisent de somptuosité.
Non, mais mettons-nous d'accord : elles dégoulinent de splendeur de partout, non ?

Enfin, tu vas courir lire ma chronique du non moins mirifique premier tome pour savoir de quoi il est question – en deux mots : il existe une infinité de dimensions dans notre univers, et les parents de l'héroïne, Marguerite, ont réussi à trouver le moyen de voyager à travers ces multiples couches de réalité. Chaque dimension  incarne en effet une différence par rapport à la nôtre, une possibilité, un changement, une alternative, qui conduit souvent à un monde radicalement différent. 
Ce n'est pas très clair, je sais. Mais faites confiance.

Dans ce tome-ci, l'intrigue redémarre de façon inattendue, avec des rebondissements et une plongée dans le vif de l'action dès les toutes premières pages. J'avais peur d'être légèrement perdue presque un an après le premier tome, il n'en a rien été. J'ai retrouvé tout ce qui me plaisait tant dans cette saga : son aspect ludique et distrayant, avec le côté "science-fiction", mais également son aspect plus profond et mature, avec des portraits psychologiques exécutés avec brio et des réflexions toujours pertinentes sur de multiples aspects de notre univers.

Le concept des dimensions reste purement génial. On ne souffle pas un instant, on est en permanence transporté dans un nouveau décor, avec des personnages différents mais qui restent les mêmes – jusqu'à quel point ? –, de nouveaux enjeux... Entre New York, Rome, Paris, San Francisco, entre guerre, cour impériale et gang mafieux, on ne peut qu'être captivé. 
On est complètement aspiré par le tourbillon des aventures de Marguerite, estomaqué par les rebondissements que propose l'auteure, ému par certaines scènes, et surtout, on ressent de violentes pulsions suicidaires en découvrant le cliffhanger final, qui est, comment dire ?... 
Pourquoi ? Pourquoi un tel dénouement ? Pourquoi une telle cruauté ? Que sommes-nous censés faire de nos vies en attendant la suite ?

Note attribuée : sans surprise, 10/10. Je crois que tout est dit.

Seul petit point noir, purement pratique : ces romans ne sont malheureusement toujours pas traduits... Alors créons un Comité de Lutte pour la Traduction de ATPOY, si vous le voulez bien.
Oui, ce nom sonne très mal. Mais c'est le seul que j'aie trouvé.

dimanche 21 février 2016

La 5ème Vague tome 2 – La Mer Infinie de Rick Yancey — Chronique n°172

Titre : La 5ème Vague tome 2 – La Mer Infinie
Auteur : Rick Yancey
Genre : Post-apocalyptique
Éditions : Robert Laffont (collection R)
Résumé : Cassie Sullivan et ses compagnons ont survécu aux quatre premières vagues destructrices lancées par les Autres. Maintenant que l'espèce humaine a été presque entièrement exterminée et que la 5e Vague déferle sur la planète, le groupe se trouve face à un choix : se préparer à affronter l'hiver en espérant le retour rapide d'Evan Walker, ou se mettre en quête d'éventuels survivants avant que l'ennemi ne referme sur eux son impitoyable piège. Personne ne peut prédire à quels abîmes de cruauté les Autres sont prêts à s'abaisser, ni à quelles hauteurs l'humanité saura se hisser. La bataille finale ne fait que commencer…

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Hé bien, mes amis, je n'ai pas aimé ce livre. En même temps, me direz-vous, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. J'ai absolument tenu à poursuivre cette saga alors que le premier tome ne m'avait que moyennement emballée. Ce sont sans doute mes penchants masochistes qui resurgissent. Mais passons.

Tout d'abord, j'ai peiné trois semaines sur ce roman. Et étant donné que je lis plutôt vite, trois semaines pour lire un livre représente pour ainsi dire un record de lenteur pour moi. Je n'en pouvais plus, tout simplement. J'ai tout donné. J'ai mis mes tripes dans la lecture de cette histoire. Mais je n'ai pas accroché. Je n'ai même fait que déchanter de plus en plus. Je vous avoue que je n'ai parcouru la fin qu'en diagonale, complètement perdue par ce que proposait l'auteur.

Reprenons de façon cohérente.

J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce roman. Les personnages m'ennuyaient en réalité... tous. Si j'en appréciais certains dans le tome 1, avec modération toutefois, tous m'ont ici agacée – à part peut-être Ringer, qui prenait un peu plus d'importance, et qui a su me séduire. N'importe lequel aurait pu mourir, je n'en aurais pas eu le moindre serrement de cœur. 
Les chapitres se succédaient, l'intrigue me semblait piétiner, je ne voyais pas où l'auteur voulait nous mener.

À force de me traîner de chapitre en chapitre, j'ai atteint la moitié du roman. Et là, j'ai décroché. Mais quand je vous dis que j'ai décroché, c'est que j'ai décroché. J'ai trouvé cette seconde moitié complètement tordue, alambiquée, avec des détours impossibles et des explications bien trop complexes. 
En plus de cela, l'auteur utilisait un vocabulaire très soutenu, inadapté à la tonalité générale du texte, qui m'a déstabilisée. Enfin, le dénouement choisi par Rick Yancey était d'une complexité rare, et ses multiples tentatives d'explication m'ont laissée... Pantoise. Je n'ai pour ainsi dire rien compris. Je ne savais pas qui était mort, qui était vivant, qui était un alien, qui ne l'était pas... C'est dommage, je suis sûre que ce dénouement doit être d'une grande richesse pour qui le comprend, mais malheureusement, cela n'a pas été mon cas.
C'est probablement dû à mon intelligence diminuée. N'ayez crainte. Vous comprendrez mieux que moi.

Et puis, un dernier point, un détail. L'expression "mer infinie" est très jolie. Rien à dire là-dessus. Et les métaphores filées, c'est bien. Mais répéter une même expression à l'usure, c'est moins bien. À mes yeux, cette expression de "mer infinie" a été bien trop utilisée par l'auteur, jusqu'à en perdre son sens initial.
Mais bon. Cela reste mon avis.

En bref, un roman très décevant pour moi, avec des moments de flottements, des explications tordues et un dénouement... auquel je n'ai rien compris. Je reconnais de bonnes intentions de l'auteur, certains passages sont d'ailleurs bien réussis, et le personnage de Ringer a su me plaire, mais l'ensemble m'a – hélas – plus ennuyée qu'autre chose.

Note attribuée : 4/10 :  j'en suis la première désolée, mais je n'ai pas été convaincue par ce roman. L'histoire m'a ennuyée, le dénouement m'a complètement perdue, et je serais d'ailleurs incapable de vous expliquer le fin mot de l'histoire. Je ne pense pas lire le troisième et dernier tome, à moins que les critiques se révèlent toutes suffisamment dithyrambiques pour susciter en moi un nouvel élan de masochisme. On ne sait jamais.

jeudi 18 février 2016

Dans de beaux draps de Marie Colot — Chronique n°171

"Ce n'est pas le premier amour qui compte le plus. C'est le dernier."

Titre : Dans de beaux draps
Auteure : Marie Colot
Genre : Jeunesse | Contemporain
Éditions : Alice Éditions
Nombre de pages : 153
Résumé :  Lorsque Jade aperçoit par hasard Rodolphe, sur le chemin de l’aéroport, ses souvenirs reviennent.
L’automne de ses 14 ans.
Ce nouveau demi-frère hyper craquant.
Cette photo postée sur Facebook.
Il a suffi de peu pour qu’elle s’embarque dans un mensonge qui la dépasse.
Jalousies, moqueries, insultes, menaces.
Sur les réseaux sociaux puis au collège.
Tout est allé très vite. Trop vite.
Jusqu’à ce fameux soir où sa vie a basculé.

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Je remercie Alice Éditions pour cet envoi !

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Le résumé de ce roman m'avait attirée, parce qu'il abordait un sujet qui concerne malheureusement de plus en plus de jeunes aujourd'hui : le harcèlement et les dégâts que peuvent causer certains comportements sur Internet. À peine entamé, je me suis laissé happer par cette quasi-nouvelle, intriguée et attendrie par l'histoire de Jade. Cette lecture-éclair m'a finalement bien plu, je l'ai trouvée à la fois touchante et agréable.

Dans ce roman, l'héroïne, Jade, qui peine à trouver sa place dans une famille recomposée envahissante, rencontre le fils de son beau-père, Rodolphe, qui se révèle être beau, plus âgé qu'elle, gentil et célibataire. Mais il suffit d'une photo postée sur Facebook et mal interprétée pour qu'un engrenage infernal s'installe, et pour que Jade se retrouve emportée dans un tourbillon d'insultes et de moqueries. 

Malgré sa jeunesse et ses actions souvent irréfléchies, Jade m'a paru plutôt attachante. On sait parfaitement qu'elle agit n'importe comment, mais on ne peut s'empêcher de frémir avec elle en sentant l'étau se refermer autour d'elle, son mensonge prendre des proportions de plus en plus inquiétantes...

Alors oui, ce roman reste très jeunesse, avec une héroïne naïve, très court, avec 153 pages seulement, certains personnages sont un peu stéréotypés... Mais le message y est, brut, efficace, et c'est bien le plus important, puisque Dans de beaux draps s'adresse à un public jeune qui a besoin de prendre conscience des dangers de comportements comme celui de Jade, qui poste le moindre de ses états d'âme sans se douter des conséquences que cela peut avoir sur son existence.


Je conseille donc ce roman, notamment aux plus jeunes lecteurs ici. Parce que l'on aura beau répéter sans cesse les mêmes messages de prévention par rapport aux réseaux sociaux et à Internet – "fais attention à ce que tu postes, ça reste pour toujours, ça va se retourner contre toi..." –, rien n'est aussi efficace qu'une véritable plongée dans une réalité effrayante. Et c'est ce que nous propose Dans de beaux draps, avec son histoire au rythme bien travaillé et au message frappant et sa plume fluide.



En bref, Dans de beaux draps est un roman court mais intense, parfois un peu léger, mais qui nous séduit facilement et nous pousse à la réflexion. En refermant ce roman, on a envie de courir le mettre entre les mains de tous les "préados" que l'on connaît et dont on sait qu'ils ne mesurent pas la dangerosité des réseaux sociaux.


Note attribuée : 7,5/10

lundi 15 février 2016

Levana de Marissa Meyer — Chronique n°170

"L'amour est une conquête. L'amour est une guerre. Voilà ce que je pense de l'amour."
Titre : Levana
Auteure : Marissa Meyer
Genre : Science-Fiction | Retelling
Éditions : PKJ
Nombre de pages : 200
Résumé : Bien avant de devenir la cruelle et magnifique reine des Lunaires, bien avant que Cinder, Scarlet et Cress ne se rencontrent, Levana a vécu une tout autre histoire. Une histoire d'amour et de guerre, de trahison et de mort. Une histoire qui n'a jamais été contée... jusqu'à présent.

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Hé bien les enfants, on peut dire que j'ai lu un livre intensément glauque.
Mais également fort sympathique. 

Levana est un prequel d'une saga que je vénère, Les Chroniques Lunaires, une série de réécritures de célèbres contes de fées – à la sauce science-fiction. Levana reprend ainsi, comme vos cerveaux incroyablement vifs l'auront deviné, l'histoire d'un personnage emblématique de la saga, Levana, largement inspirée par la belle-mère de Blanche-Neige. 

Levana est pour ainsi dire la grande méchante de la saga, et on n'en sait que peu sur elle. Ce  roman permet de la suivre de ses quinze à ses vingt-cinq ans, ce qui apporte un éclairage nouveau sur son passé, ses motivations, son caractère...

J'ai dévoré Levana en moins de deux heures, happée comme toujours par la plume envoûtante de Marissa Meyer et par son univers si riche. J'ai énormément apprécié le fait de découvrir Levana plus en profondeur – ce personnage méritait bien que l'on s'attarde sur lui. Enfin, je ne vais pas non plus lui monter un fan-club. Elle reste profondément vicieuse.

On est séduit par les différents personnages, qu'il s'agisse de figures connues ou de toutes nouvelles figures. L'atmosphère est délicieusement sombre, la tension ne fait que s'accentuer... On ne voit pas les pages défiler, on se laisse embarquer avec délices dans cette histoire, frémissant devant les atrocités et autres petits actes joyeux commis par tous les personnages. 
Seul petit bémol, ce prequel ne fait que 200 pages, et on reste un peu sur sa faim – surtout étant donné le prix plutôt élevé du livre...

En bref, un prequel qui n'est pas indispensable à la bonne compréhension de la saga, mais que je vous conseille tout de même vivement, pour son personnage principal fascinant, ou même simplement pour retrouver l'ambiance si particulière propre aux romans de Marissa Meyer.

Note attribuée : 8,5/10 : court, mais efficace ! 

C'est Lundi, que lisez-vous ? [26]


C'est Lundi, que lisez-vous ?

Rendez-vous créé par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, what are you reading ? de One Person's Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait sur le blog de Galleane

Ce que j'ai lu la semaine dernière...

Aujourd'hui est un jour de terreur. D'angoisse. De désespoir.
J'aimerais que vous vous recueilliez un instant en pensant à moi, qui suis sans doute actuellement en train de souffrir — du moins si vous lisez ces lignes entre 8h30 et 9 heures. 
En effet, je passe ce matin mon oral de TPE. Et j'ai lu dans les astres que ça allait être rude.

Reprenons donc.

Cette semaine, j'ai lu deux livres, tous deux excellents – même si je suis tombée particulièrement raide dingue du second.
Finding Audrey de Sophie Kinsella — VO : une très belle découverte, un roman YA qui change de ce que l'on peut lire habituellement avec cette auteure, puisqu'il aborde un sujet difficile, tout en conservant un ton très léger et même rempli d'humour, sans aucune dissonance.
Golden Son de Pierce Brown : *meurt d'amour en repensant à cette saga*

Ce que je suis en train de lire...

Bon, autant vous dire qu'avec les tragiques événements de ce matin, je n'ai lu que de façon très ponctuelle récemment. 
Snow Like Ashes de Sara Raasch — VO : un roman de fantasy que j'apprécie plutôt pour l'instant j'en suis au tiers –, même s'il est vrai que je commence à avoir envie que le rythme soit un peu plus... intense.
Levana de Marissa Meyer : je l'ai à peine commencé. Mais il est déjà à la hauteur de mes attentes.

Ce que je lirai ensuite...
Fans of the Impossible Life de Kate Sclelsa – VO : j'hésitais à le lire, mais je l'ai trouvé en promotion à moins de 2€ en e-book – vous conviendrez que cela aurait été un outrage à la littérature de ne pas céder... N'est-ce pas ? 
Alive de Scott Sigler : la toute dernière parution des éditions Lumen me paraît alléchante à souhait !


samedi 13 février 2016

Red Rising, tome 2 – Golden Son de Pierce Brown — Chronique n°169

« Aujourd’hui, je suis leur glaive.
Mais je ne pardonne pas. Je n’oublie pas. »

Titre : Red Rising tome 2 – Golden Son
Auteur : Pierce Brown
Genre : Dystopie | Science-Fiction
Éditions : Hachette
Nombre de pages : 505
Résumé : Avertissement : le présent résumé comporte des spoilers modérés du premier tome, aussi je vous déconseille vivement de vous attarder dessus si vous n'avez pas au préalable lu le premier tome. Enfin, sauf si vous avez des pulsions masochistes irrépressibles. 
En revanche, ma chronique est parfaitement exempte de spoilers, alors, jetez-vous dessus avec entrain !

Deux ans ont passé. Darrow n’est plus un Rouge risquant chaque jour sa vie dans les mines de Mars. Il est devenu le Faucheur, un Or dont la réputation n’est plus à faire. Rien ne lui résiste.
Pourtant, au fond de lui, Darrow n’a pas oublié. Il n’a pas pardonné. Mais il commet une erreur fatale : il sous-estime son ennemi. En un éclair, Darrow perd tout.
Au pied du mur, Darrow doit élaborer une nouvelle stratégie… Sinon, tous ses efforts, tous ses sacrifices auront été vains. Et Eo sera morte pour rien.
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Bon, très clairement, je pourrais réduire ma chronique à quelques mots : 

Golden Son est une pure tuerie littéraire. 

Mais comme vous êtes des lecteurs exigeants, je sens que cette petite phrase ne satisfait pas votre appétit. Allez, développons.

Red Rising, le premier tome de cette trilogie, a sans doute été l'une de mes meilleures découvertes de 2015 – sinon la meilleure. Aussi, lorsque le tome 2 est sorti en librairie, j'ai sauté dans le premier bus et me suis rué chez mon libraire fétiche, ne remarquant même pas les regards effarés des clients qui se demandaient qui était ce truc blond qui sautait partout en embrassant un livre.

Et puis, j'ai commencé Golden Son. Et qu'est-ce j'ai pu adorer ce roman.
L'intrigue reprend deux ans après la fin du premier tome, et l'on découvre rapidement que la situation a bien évolué pour notre cher Darrow. Très vite, le rythme effréné si propre à cette saga s'installe à nouveau, la tension grimpe en flèche, le suspense s'installe et les rebondissements affluent... J'ai retrouvé tout ce que j'aimais tant dans cette série !

Ce tome tourne principalement autour de stratégies militaires et de politique – ce qui peut paraître barbant à première vue, mais ne l'est absolument pas. Au contraire, j'ai été captivée comme jamais, accrochée à mon livre comme si ma vie en dépendait, surprise à chaque fois par la tournure que prenait la situation, de plus en plus désespérément amoureuse des personnages. 
Pas de tous, hein. Je pensais surtout à Sevro.

Les personnages sont en effet une grande force de ce roman. Nombreux – remercions l'auteur pour la liste des noms en début d'ouvrage ! –, ils n'en sont pas moins tous fascinants, avec des personnalités incroyablement complexes. Rien n'est manichéen, tous sont sombres, torturés, ont trempé dans des affaires pas très nettes... On ne peut que se passionner pour leur échanges et leurs affrontements. Ils ne tournent pas autour de Darrow, chacun a sa propre histoire, sa propre conscience, et fait ses propres stratégies indépendamment. On ne sait pas à qui se fier, on est constamment surpris par chacun... Un pur délice !
Darrow, quant à lui, reste un héros que j'aime énormément. Il fait des erreurs, il se fait trahir, il est confronté à des choix impossibles, il s'améliore peu et peu... et surtout, il se  confirme comme un personnage assez exceptionnel. Pas dans le sens où il est parfait – il ne l'est définitivement pas. Mais dans le sens où il est terriblement... humain. 

Bon, par contre, cette trilogie reste définitivement très, très sombre. Si vous cherchez une petite lecture légère pour vous détendre, ne portez pas votre choix sur ces romans. Mais en revanche, si vous aspirez à découvrir une histoire passionnante et lourde de sens, des personnages à la psychologie travaillée, un univers admirablement décrit, n'hésitez plus une seconde. 

Vous vous en doutez, il s'agit d'un nouveau coup de cœur – encore plus prononcé que pour le premier tome, c'est dire ! Cette saga est tout simplement la quintessence de ce que j'aime retrouver dans des romans. Ces livres sont d'une intensité à couper le souffle, mettent en scène des personnages matures, complexes, torturés par des dilemmes cornéliens, et ne peuvent que vous retourner, vous faire vibrer, pleurer, rire, rêver. 

Vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Note attribuée : 10/10




mercredi 10 février 2016

Finding Audrey de Sophie Kinsella — Chronique n°168

"Life is all about climbing up, slipping down, and picking yourself up again. And it doesn't matter if you slip down. As long as you're kind of heading more or less upwards. That's all you can hope for. More or less upward."

Titre : Finding Audrey
Auteure : Sophie Kinsella
Genre : Contemporain | YA
Éditions : Doubleday
Nombre de pages : 388
Lu en : anglais
Résumé : Audrey can't leave the house. she can't even take off her dark glasses inside the house.

Then her brother's friend Linus stumbles into her life. With his friendly, orange-slice smile and his funny notes, he starts to entice Audrey out again - well, Starbucks is a start.And with Linus at her side, Audrey feels like she can do the things she'd thought were too scary. Suddenly, finding her way back to the real world seems achievable.

Be prepared to laugh, dream and hope with Audrey as she learns that even when you feel like you have lost yourself, love can still find you . . .

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Je l'avoue, lire les romans de Sophie Kinsella – je pense en particulier à la série de l'Accro du Shopping – est l'un de mes petits plaisirs coupables de lectrices. Cela reste extrêmement léger, mais qu'est-ce que j'avais pu en rire ! Aussi, lorsque j'ai appris que cette chère auteure se lançait dans le YA avec Finding Audrey, ni une ni deux, j'ai retourné ciel et terre pour me procurer ce roman. 

Et j'ai aimé.
Et vous devez le lire.
Et en plus, il sort chez PKJ en mars. Vous n'avez strictement aucune excuse pour ne pas le lire.

Reprenons de façon à peu près cohérente, voulez-vous ?

Finding Audrey, c'est donc l'histoire d'Audrey – sans blague –, une jeune fille qui souffre de graves problèmes d'anxiété et de phobie sociale, à la suite d'événements dont elle refuse encore de parler. Elle n'est pas sortie de chez elle depuis des mois, pas plus qu'elle n'a retiré les lunettes noires qui la coupent du monde en permanence. Rien ne semble pouvoir la guérir, pas même ses consultations avec Dr Sarah, ni l'amour que lui portent ses parents. Jusqu'à l'arrivée d'un certain Linus dans sa vie...

STOP ! Je vous sens déjà marmonner "d'accord, on a compris le genre, elle va tomber amoureuse et guérir miraculeusement. Hors de question que je lise un truc aussi niais". 
Mais vous faites erreur !

Ce roman est tout sauf niais. Il est authentique, rafraîchissant, drôle et touchant. C'est un feel-good book que l'on dévore, et que l'on referme le sourire aux lèvres, avec l'envie d'aller danser partout dans la rue en souriant à tous les étrangers.

Bon. Reprenons. Bis. Je ne sais pas ce que j'ai, aujourd'hui.

Audrey n'a que 14 ans, et j'avais peur que cet âge... me gêne, étant donné que l'âge moyen des héros de YA tourne plus autour de 16-17 ans. 
Oui, je dis cela, moi qui suis parvenue à l'âge canonique de 15 ans. Je sais. La fin de vie me guette. 
Enfin, cela n'a absolument pas été le cas. Audrey fait preuve d'une belle maturité, exprimant des réflexions toujours pertinentes. Je me suis beaucoup attachée à elle, et étais même triste de la quitter en refermant ce – trop – court roman.

Un autre élément qui m'a énormément plu est l'imperfection des personnages. Tous, même et surtout Linus, sont maladroits, disent parfois des choses inadéquates, mais ils font de leur mieux. Et c'est bien cela le plus important.

L'atmosphère de ce roman est tout simplement parfaite. Le thème abordé par l'auteure, les troubles mentaux, est extrêmement dur, mais il est traité avec beaucoup de justesse, et reste touchant sans jamais tourner au mélodrame. De plus, le ton reste très humoristique, avec des personnages complètement déjantés et des situations pleines de fantaisie. Je me souviens d'un fou rire assez monumental au cours de ma lecture ! 
Le tout n'est absolument pas dissonant, ni gênant, au contraire ! L'humour permet de mieux faire passer le sujet, tout en respectant sa profondeur et son importance.

En bref, un roman lumineux, touchant et plein d'humour ! Une belle réussite de la part de l'auteure, qui se renouvelle tout en gardant son ton si caractéristique. 
J'ai ri – beaucoup –, j'ai été émue, touchée. J'ai été happée par cette petite parenthèse de douceur, de bons sentiments qui font du bien à nos petites âmes meurtries. 
Je ne peux que vous pousser à le lire, en français dès mars, ou même en VO – d'autant plus que l'anglais utilisé est très accessible, même pour une première lecture VO.

Note attribuée : 8/10 : je valide hautement !